COMMERCES ET METIERS
Comptant plus de 600 habitants au début du 19e siècle, le village faisait vivre de nombreux commerçants et artisans. Vous trouverez page suivante quelques extraits de divers Annuaires de la Loire. Notez que ces listes peuvent être incomplètes. Il y eut ainsi des coiffeurs occasionnels comme Hugues Sue (aussi réparateur universel !), un maçon (Berthollat), de nombreux ouvriers agricoles et/ou bergers, permanents comme le célèbre Baptiste « Vantageol », ou saisonniers. L’agriculture a toujours été limitée par l’altitude et le climat. Mais chaque maison avait sa ou ses vaches (300 bêtes au début du 20e siècle, encore 150 dans les années quarante), sa grange à foin, ses poules, ses cochons, ses chèvres (voir Bessatin), son jardin et son champ de choux et de patates. La forêt occupait de nombreuses personnes, bûcherons, « bigands » (débardeurs), charretiers, transporteurs, charbonniers, et fournissait les scieries. Un petit artisanat du bois, surtout hivernal, a toujours existé. On cite une production de brouettes, cuillers, mortiers à sel, sabots, caisses, etc. Les hivers rigoureux, des chars descendaient de la glace naturelle aux laiteries et brasseries de Saint-Etienne (vingt voitures par jour indiqué vers 1900). Il ne semble pas avoir existé au Bessat de « glacières », caves où la glace attendait l’été pour être commercialisée (c’était le cas au plateau de la République). On a produit du charbon de bois dans la forêt jusqu’à la dernière guerre. On trouve encore aux Rochettes des cuves rouillées datant de cette époque. Jusqu’aux années soixante, une balance publique pesait les chars entre l’église et le Nouvel hôtel .